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CABINET DE PSYCHOTHÉRAPIES

Sophie CAPDEVIELLE

Psychothérapies

Sophie CAPDEVIELLE

La psychogénéalogie et l’analyse transgénérationnelle

arbre généalogique 2

Les origines de la maladie

La médecine nous a permis de vérifier que certaines maladies sont transmises par les gènes. Nous pouvons dire que ce qui est transmis en héritage, ce sont les blocages émotionnels de nos ancêtres.

Nos choix, notre «mal-être» face à certains événements de notre vie, nos actes manqués, nous appartiennent-ils complètement ? Ou bien sont-ils mués, impulsés par des forces qui nous habitent et nous dépassent. Agissons-nous vraiment par nous-mêmes pour nous-mêmes ?

C’est comme si notre psychisme et notre corps étaient porteurs de mémoires inconscientes qui ne nous appartiennent pas mais peut-être appartiennent-elles à nos ancêtres !

C’est ce que nous rechercherons dans l’étude de notre arbre généalogique.

L’arbre généalogique

L’arbre généalogique direct permet de faire apparaître :

  • quatre générations (la personne concernées, parents, grands-parents, arrière-grands-parents de celle-ci) ;
  • les dates de naissance, mariage, décès de chacun des individus.

L’arbre généalogique est une « machine à penser », c’est un outil merveilleux pour se comprendre à partir de ses propres racines, il s’agit de réunir ses connaissances historiques et de les mêler à un véritable décodage psychologique, d’y ajouter son intuition et d’être à l’écoute de ses rêves. Aussi, la généalogie laisse peu de place au « hasard ».

L’arbre généalogique est aussi la plus belle des machines divinatoires. A chaque difficulté qui se présente, on peut le réinterroger. Les branches de l’arbre font partie de nos structures les plus profondes, et les sonder permet d’apprendre, en des termes valables pour soi seul, ce qui bloque. L’arbre répond toujours. Il ne fournit pas forcément la solution, mais les éléments d’information qui s’en dégagent permettent d’aller un peu plus loin, dans la bonne direction. Une fois construit, il dévoile un squelette de sens qu’il faut être prêt à accepter. Il y a un deuil à faire de ce qu’on avait accepté d’incarner

jusqu’ici par fidélité à des inductions familiales plus ou moins implicites, avant de se reconnaître une identité propre.

Anne Ancelin Schützenberger a mis au point une méthodologie issue de l’arbre généalogique complété d’évènements de vie importants tels que mariage, veuvage, divorce, naissance, départ des enfants, un déménagement, une mort, une séparation, un déracinement, précisés de leurs dates et de leurs liens. On l’appelle plus communément génosociogramme.

Le génosociogramme

L’établissement du génosociogramme, schématique, permet d’ajouter, en fonction de la place, et en respectant le symbolisme, toute information importante favorisant l’interprétation d’une problématique psychogénéalogique :

  • les séparations, les divorces, unions multiples des personnages clés ;
  • les différentes fratries et leurs spécificités ;
  • les dates évènementielles jugées intéressantes.

La composition du foyer principal, c’est-à-dire celui qui contient la personne centrale, fera l’objet d’un repérage selon la méthode traditionnelle.

La partie interprétation du génosociogramme contient alors :

  • le schéma psychoparental de l’individu concerné, avec une lecture simplifiée de la reproduction ou de l’opposition psychoénergétique de chacune des branches parentales ;
  • la constitution de la fratrie avec notamment le nombre de frères et sœurs, le rang dans la fratrie ainsi que la composition chronologique détaillée de celle-ci ;
  • les mouvements géographiques des générations ainsi que le positionnement géographique de chaque individu, en fonction de son numéro ;
  • les situations sociales de chacune des générations ou des branches familiales ;
  • les particularités familiales qui constituent les problématiques ou les bases du travail de psychogénéalogie ;
  • les reproductions ou oppositions parentales marquées ;
  • la place dans la fratrie et ses significations particulières ;
  • les syndromes divers qui ont influencé l’existence (santé, social, changement(s) dans la composition du foyer, toute situation remarquable) ;
  • les phénomènes répétitifs, entre les individus de la famille ou entre les générations.

Nous ne faisons qu’exécuter le projet inconscient de toute la généalogie. Nous sommes les héritiers par procuration des programmes biologiques inconscients de nos parents. Tout ce qui ne vient pas à la conscience se retrouve sous forme de destin.

Le génosociogramme est une représentation codifiée et schématique de la généalogie d’une personne ou d’une famille. Il contient les renseignements classiques d’une généalogie traditionnelle, mais également de multiples informations sur le plan social. Enfin, il peut renfermer des aspects psychologiques sur quelques individus ou sur les relations entre certains membre de la famille. Lorsqu’il y a une grande méconnaissance du passé familial, cela se traduit par un grand attachement à son propre passé personnel. Quand nous ressentons des problèmes émotionnels et/ou de couple cela signifie qu’ils existent dans notre famille, il s’agit d’un problème généalogique transmis qui n’a pas trouvé de solution.

Pour exemple, lorsque des problèmes sentimentaux se répètent, il faut chercher à comprendre sa propre trajectoire sur le plan sentimental, pour cela, il est nécessaire de bien connaître les couples qui se sont formés depuis les arrière-grands-parents. Il y a 4 couples au niveau des arrière-grands-parents, 2 couples au niveau des grands-parents et le couple parental. Leur histoire interagit directement au niveau de notre propre trajectoire affective.

Toute personne est l’héritière d’un passé et ce passé détermine le choix du conjoint parce que celui-ci répond au notre. Au travers d’une alliance, ce sont 2 arbres généalogiques qui se placent comme un « miroir », les arbres se complètent, se compensent, se répètent.

Plus ou moins fréquemment, avec une acuité plus ou moins grande, chacun de nous a un jour attribué à son passé les blocages et les insatisfactions vécues au quotidien, et a craint leur répétition dans l’avenir. Ainsi, les problèmes que nous rencontrons restent le plus souvent la conséquence de « programmes » perturbants (mémoires de croyances, de projections ou de traumatismes) que nous avons enregistrés à un moment de notre existence, et ce, depuis le moment même de notre conception voir avant, à travers les transmissions inconscientes qui ont précédé celle-ci. L’influence de ces programmes est telle, que bien que nous ayons l’impression de vivre des situations nouvelles librement choisies, nous ne faisons que rejouer des scénarios appartenant au passé. Mais surtout, il ne faut pas oublier qu’il y a un impact du regard de la famille et de la société et de l’équilibre familial sur le développement d’une personne, de sa santé, de sa maladie et de sa rechute. Il faut prendre conscience des répétitions transgénérationnelles. Aussi, les personnes décédées qui ont le plus d’influence sur notre vie, sont celles décédées juste avant ou au moment de notre conception et celles qui décèdent au moment où nous entrons dans la puberté.

Le « Transgénérationnel » est l’existence de mémoires conflictuelles accrochées sur certaines branches de notre arbre généalogique et qui ont la particularité de n’avoir pas été résolues en temps utile. Elles vont circuler de branche en branche et se retrouver au pied du berceau d’un nouveau-né qui lui, n’a strictement rien demandé. Actuellement, des recherches sont cours pour connaître les règles de circulation de ces mémoires ancestrales.

Chaque fois que nous souffrons que ce soit sur le plan corporel, économique, affectif, chaque fois que nous ratons au niveau de notre couple, de notre travail, c’est pour obéir à notre arbre généalogique, pour être loyal vis-à-vis de tous ceux qui nous ont précédés et pour légitimer la souffrance de notre famille. Pour réussir, il faut lâcher cette souffrance, se transformer intérieurement. La réussite vient lorsque nous parvenons à ne plus investir d’énergie dans le maintien de relations qui sont de simples projections des différents membres de notre famille. Il faut chercher autour de nous à qui nous rendons service, à qui nous apportons de l’affection, quelles sont les amitiés que nous entretenons, de quelle relation nous sommes la victime ou encore quelle personne faisons-nous souffrir. Quelle personne est investie en nous de par sa date de naissance, sa profession, son nom ou son prénom. Il nous suffit de réexaminer la façon dont on fonctionne, à ce moment là les choses peuvent changer.

La vie affective peut être en relation avec le métier de nos ancêtres. Il en est de même des amours et des amitiés.

Les problèmes de travail prennent racine à une ou deux générations avant soi. Il faut toujours se demander ce qu’il s’est passé au niveau des grands-parents puis au niveau des parents.

Les émotions refoulées sont à la base de la formation des maladies dans l’arbre généalogique. Elles vont s’exprimer à un moment précis selon le modèle du temps généalogique. Afin de se manifester à nouveau, une blessure psychique a besoin de conditions similaires aux conditions originelles notamment au niveau de l’âge.

Les secrets

Il ne faut pas oublier d’évoquer les secrets de toute sorte qui s’étendent sur une ou plusieurs générations et qui peuvent être à l’origine de perturbations comportementales ou même psychologiques chez certains enfants et mêmes certains adultes. Il vaut mieux savoir une vérité, même difficile, honteuse ou tragique, plutôt que de la cacher parce que ce que l’on cache, les autres le subodorent ou le devinent et ce secret, ce non dit, devient un traumatisme plus grave à long terme. Le secret est toujours un problème. Il existe un lien entre le corps et les secrets de famille. Les secrets sont inscrits dans le corps, la formation des maladies révèle des aspects cachés du « Roman familial ». Les secrets se forment principalement au niveau des différentes situations vécues par nos arrière-grands-parents. C’est à ce niveau là de l’arbre généalogique que nous allons retrouver les situations qui ont fait souffrir nos grands-parents et nos parents. Les secrets apparaissent en filigrane au niveau de ce qui nous dérange, ce qui nous trouble ou nous met en colère sans véritable raison ou au niveau d’opinions très affirmées vis-à-vis  de tel ou tel sujet, de situations que l’on cherche à éviter.

 

Les secrets se transmettent silencieusement, involontairement, de génération en génération, comme des bombes à retardement. Le fait d’être exclu d’un secret de famille peut altérer l’identité et le comportement, engendrer un manque de confiance en soi, des sentiments de distance, de suspicion, et faire obstacle à la prise des décisions appropriées. Le fait d’être partie prenante d’un secret peut susciter un étrange mélange de responsabilités, de pouvoir, d’anxiété, d’oppression, de honte et de peur. Un comportement inexplicable est souvent une métaphore de quelque chose d’indicible.

On garde certains secrets par peur ou parce qu’on se sent menacé. Vous aimeriez révéler un secret mais vous vous trouvez paralysé parce que vous avez peur des conséquences, vous devez alors chercher un soutien solide avant d’aller plus loin. Lorsqu’une personne garde un secret parce qu’elle est intimidée, c’est qu’une autre personne abuse de son pouvoir dans une relation. Ce pouvoir peut être physique, financier ou émotionnel. Les êtres humains ont une capacité incroyable de se voiler la face. Nous faisons comme si ce qui se trouve sous notre nez n’existait pas. Déformant la réalité la plus patente, nous nous racontons des histoires à nous-mêmes et en payons parfois le prix.

Les secrets toxiques empoisonnent les relations. Un secret toxique peut aussi bien exister depuis 3 générations que depuis le mois dernier. Ce sont des histoires de famille importantes que l’on cache, ce sont ces secrets qui détruisent les relations, désorientent les gens et handicapent leur existence. La persistance de ces secrets a souvent des effets négatifs chroniques sur la résolution de problèmes, le registre des conversations possibles avec les autres et le bien-être émotionnel.

Il est des secrets qu’il ne faut jamais cacher aux enfants. Les informations sur l’héritage biologique, l’adoption, la conception par un tiers et la composition familiale, comme par exemple, l’existence de demi-frères ou sœurs vivant ailleurs, appartiennent aux enfants. Les parents qui s’efforcent de faire face à ces questions savent bien qu’il ne suffit jamais d’une ou deux conversations, mais qu’elles font plutôt partie du dialogue familial incessant. Situés au cœur de l’histoire familiale et originellement créés dans l’intention louable de protéger un enfant, de nombreux secrets commencent à peser de plus en plus lourd au cours de l’adolescence. Lorsqu’un adolescent rencontre des problèmes qui ne semblent avoir aucun sens et qui ne disparaissent pas en dépit des efforts des parents, il est probable qu’un secret se cache quelque part. Les secrets qui imposent la manipulation, le mensonge ou la trahison rendent toute conversation normale impossible précisément au moment où elles sont essentielles aux relations familiales. Le déroulement normal de la vie qu’exigent les adolescents est étouffé dans les familles où il existe un secret central. Souvent chaque secret est un dilemme en soi, fruit de l’histoire et de la culture singulière de la famille dans laquelle il est né, mais la révélation d’un secret à un adolescent présente partout des similarités remarquables : il faut réfléchir soigneusement au rythme de la révélation, une atmosphère sécurisante et une relation forte, empathique qui permettent d’en affronter les conséquences. Le rapport des adolescents avec le secret a une nature paradoxale. Pour grandir, il faut des secrets, en même temps rien ne peut faire autant de mal à un adolescent que lorsqu’on lui cache des secrets importants. Les secrets de famille non résolus nous suivent comme des ombres indésirables au moment où nous commençons à nous éloigner de la maison.

 

Le travail d’un psychogénéalogiste consiste donc à mettre en lumière ce que Freud a appelé la «répétition», l’ennemi le plus insidieux de la vie mentale. La répétition est plus interrogeante dans sa dimension transgénérationnelle que dans sa dimension individuelle. Plus violente, plus radicale, la répétition généalogique est absolument incontournable et l’on ne peut travailler sur son histoire familiale sans la rencontrer.

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